2018 année de la révolution automobile

2018 année de la révolution automobile

Moteurs électriques : une révolution plus rapide que prévue

 

 

Au début du dix-neuvième siècle, on voyageait encore dans des voitures tirées par des chevaux.
L’invention de la machine à vapeur et l’utilisation du charbon entraînera une révolution dans les transports.
Le moteur à essence naît en 1886 et permet l’avènement de l’automobile et de l’aviation.

Il faudra attendre, le début du vingtième siècle pour que  Henry Ford lance la fabrication en masse de voitures telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Depuis quelques année nous avions bien tous en tête que c’était la fin des énergies fossiles et qu’il fallait trouver un substitut !

Il apparait aujourd’hui que la troisième révolution va nous concerner beaucoup plus vite que prévu et qu’elle a choisi son champion : «  la batterie » !!!

Les raisons de cette accélération

Le Dieselgate

 

Le gigantesque scandale de 2015 sur les  moteurs diesels  et ses logiciels  truqués est révélé par le cas de Volkswagen:

Le premier constructeur  allemand a fraudé à grande échelle des tests anti-pollution avec des valeurs jusqu’à 45 fois les normes sur 11 millions de voitures.

Depuis, la liste des constructeurs  tricheurs ne cessent de s’allonger.

Pour la France , des enquêtes pour tromperie visent Renault et PSA début 2017.

La vague d’une opinion publique dupée a tout emporté sur son passage et ouvert un boulevard à la voiture électrique.

Les normes anti pollutions Européennes

 

En moins de dix ans, le diesel est passé du statut de sauveur à celui de paria. Pendant des années, on a vanté ses émissions de carbone, inférieures de 15% à celles de l’essence, dont il était censé représenter une alternative efficace et plus propre.

Beaucoup de pays de l’union on fait le choix du moteur diesel puisqu’il était censé polluer moins et être plus économique !

Et bien ces mêmes pays se voient maintenant menacés de pénalités financières ,pointés par la Commission européenne pour leurs émissions de particules fines et de dioxydes d’azote.

 

Crit’Air et la lutte contre la pollution

En 2017, d’après le ministère de l’écologie , 22 agglomérations dépassaient les concentrations autorisées pour les NOx et 3 pour les particules fines.

La question n’est donc pas uniquement climatique. C’est aussi un enjeu de santé publique.

En France, pour lutter contre la pollution de l’air, le système de vignette Crit’Air permet de mettre en place des zones à circulation restreinte (ZCR).
Classés selon leur nocivité en six catégories, les véhicules doivent afficher une vignette Crit’Air sous peine de contravention dans les villes qui l’ont déjà adoptée dont Lyon, Lille, Grenoble ou Toulouse. Dans certaines d’entre elles dont Paris, les véhicules les plus polluants sont interdits en permanence. D’autres villes ont choisi de mettre en place une circulation différenciée lors des pics de pollution.

Depuis le 1er janvier 2016, Paris interdit l’accès aux voitures et camionnettes immatriculées avant le 1er janvier 1997, soit les véhicules qui ne peuvent bénéficier de la vignette Crit’Air.

L’idée est de remplacer progressivement le diesel par des véhicules électriques (VE) et de rendre les transports en commun plus attractifs.

 

Des zones interdites aux moteurs à explosion

 

La listes des endroits où les voitures utilisant des hydrocarbures sont interdites s’allonge de jours en jours !

Paris

La capitale se ferme aux véhicules les plus anciens et au diesel Euro 2 avec ses zones à circulation restreintes (ZCR).
La municipalité a décidé d’interdire les véhicules diesels dès 2024 et ceux à essence en 2030

La Californie

Si les USA doivent  se retirer de l’accord de Paris sur le climat, les États fédérés ont la possibilité de suivre un autre chemin.

La Californie , par exemple,  bannira la vente de voitures neuves à essence ou diesel à partir de 2040.

En France

En France, Nicolas Hulot a déclaré l’été dernier que le pays devait en finir avec l’essence et le diesel pour les véhicules neufs en 2040.

Plusieurs autres pays sont aussi en train de fixer des échéances commerciales pour les voitures à moteur thermique.

 

L’ Allemagne

Berlin a opté depuis 9 ans pour un système de vignettes comparable à celui qui a été mis en place en France.

Vertes, jaunes ou rouges, elles indiquent le niveau d’émission des véhicules (rouge étant le pire) et tous ceux qui dépassent le rouge se voient interdits d’accès au centre-ville.

Tous les moteurs à combustion seront interdis d’ici à 2030.

 

Le C40

Les villes du C40, qui comptent en fait 91 municipalités affiliées, représentent 650 millions d’habitants, soit un douzième de la population mondiale, et 25% du PIB mondial.

Cet organisme qui regroupe les maires des grandes agglomérations mondiales, s’est retrouvé fin 2017 à Paris pour révéler ses engagements politiques sur la pollution atmosphérique et le changement climatique.

Sa présidente, Anne Hidalgo, a réaffirmé sa volonté de bannir les véhicules thermiques à Paris d’ici 2030.

Les constructeurs automobiles

Ça y est, pratiquement tous les constructeurs automobiles s’apprêtent à lancer des modèles 100% électriques.
Ils débarqueront en meute sur le marché auto 100% électriques dans la période 2017-2020.

Meilleures batteries, autonomie accrue, bornes de recharge plus nombreuses: l’heure de la massification a sonnée.

La production mondiale de véhicules électriques a déjà été multipliée par 10 en cinq ans, pour passer de 50000 à 500000 unités.

C’est à qui présentera la gamme la plus VE ( véhicule électrique) !

BMW annonce au moins de 25 modèles électriques  sur 2018 et pour Jaguar, toutes ses nouvelles sorties auront leur version sans hydrocarbure .

Chez Peugeot , 50 % de l’ offre sera en version électrique d’ici à 2020 et ce ratio passera à 80 % en 2023.

Renault prévoit 8 nouveaux modèles de ce type dans les 36 mois qui viennent.
La marques est leader en France que ce soit sur le véhicule de loisir ou dédié aux entreprises .

Le marché français a pris du retard mais reste néanmoins en troisième position mondiale, derrière les États-Unis et le Japon.
En mars, la France a passé le cap des 100 000 voitures de cette nature immatriculées.

Le modèle le plus vendu à ce jour, la Zoé, commercialisée par Renault, est affichée au tarif de 23 000 euros, dont il faut déduire 6 000 euros de bonus écologique, soit un prix de revient de 17 000 euros.

Le plus extrémiste est Volvo avec une production 100 % hybride ou électrique pour toutes ses voitures conçues après 2019.

Propriété du constructeur chinois Geely, le groupe compte lancer 5 modèles intégralement électriques entre 3 sous sa marque et 2 sous la marque Polestar, ainsi qu’une palette de modèles hybrides.

A ce boom, il faut ajouter les nouveaux entrants attirés par les perspectives de ce marché.

Le désormais célèbre Tesla f, mais aussi la marque d’appareils électroménagers Dyson ( les aspirateurs sans sacs …) .

Son célèbre  créateur « James Dyson » , a annoncé un investissement de deux milliards et demi d’euros pour le développement d’une voiture électrique d’ici à 2020.

La maîtrise de la fabrication des batteries : « Les clés du pouvoir « 

Dans certains domaines, les asiatiques sont les maîtres du jeu , comme pour la mémoire DRAM  .
On sait par exemple que Samsung fabrique la DRAM utilisée par Apple qui est pourtant son concurrent principal !

Même chose pour le marché de la TV,  Samsung et LG règnent sur la fabrication des dalles ( éléments essentiels de la composition des écrans de TV ).

 

Malheureusement , les constructeurs automobiles  sont des motoristes, et pas des chimistes !

Pour le moment , la conception est aux mains des spécialistes , là encore tous japonais, coréens ou chinois (Panasonic, GS Yuasa, LG Chem, CATL, Tianjin …) sont en pointes .

 

En Europe, la résistance s’organise pour lutter contre l’hégémonie asiatique

 

BlueSolutions (entreprise dont les usines sont situées à Ergué-Gabéric, près de Quimper ), filiale du groupe Bolloré spécialisée dans le stockage d’électricité, dispose avec sa technologie d’un « atout important » dans le cadre d’un futur « Airbus des batteries » voulu par la Commission européenne.
L’entreprise bretonne dispose d’un brevet sur des batteries lithium-métal-polymère (LMP) alors que la concurrence s’articule sur des batteries de technologie lithium-ion.

 

 

Amiens, Capitale des batteries du futur

Au cœur des Hauts-de-France, la ville se positionne comme un centre de recherche incontournable du stockage de l’énergie et  attire des chercheurs du monde entier pour plancher sur les batteries de demain, plus performantes et compétitives.

Amiens, financée par la Commission européenne veut se positionner comme un pôle de recherche et développement central du futur ‘Airbus des batteries, pour contrer la suprématie asiatique dans le stockage d’énergie.
La ville s’est dotée d’un Hub de l’énergie », un laboratoire de recherche fondamentale et de développement pré-industriel. Représentant un investissement de 22 millions d’euros, ce hub héberge le réseau de stockage électrochimique de l’énergie (RS2E), qui regroupe trois centres de transfert technologique, associés à une quinzaine d’industriels et à 17 unités du CNRS ou universitaires.

l’Université de Picardie Jules Verne, se concentre sur l’amélioration des batteries rechargeables : lithium-ion, lithium-air, sodium-ion…, le stockage de l’hydrogène ou les cellules photovoltaïques.

Une technologie de rupture

Actuellement, le LRCS (Laboratoire de Réactivité et Chimie des Solides)compte près de 80 chercheurs d’une dizaine de nationalités, parmi lesquels figure le professeur Alejandro Franco, dont le projet, Artistic, vient d’obtenir une bourse de 2 millions d’euros sur 5 ans du Conseil européen de la recherche

 

Les chinois ont déjà de l’avance

Les métropoles chinoises sont parmi les plus polluées au monde et les plus dangereuses !
Les autorités chinoises ont été sensibilisé au aux VE par obligations .

En visite en Chine ce lundi 08/01/2018, Emmanuel Macron a fait de la bataille climatique une priorité internationale et a expliqué que la Chine y joue un rôle majeur.

Le chef de l’état a remercié la Chine pour son engagement dans l’accord de Paris.

Sans la décision de la Chine d’y demeurer, « l’accord de Paris n’aurait pas survécu » à la décision américaine, a-t-il souligné.

 

Confrontée au péril de la pollution, l’organe chinois a  stimulé les constructeurs par des subventions généreuses.

Des fabricants locaux peu connus comme BYD ou Zotye produisent depuis peu des dizaines de milliers de véhicules électriques par an.

Déjà, 26 millions de scooters «zéro émission» se vendent chaque année en Chine !


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