Les autoroutes espagnoles totalement gratuites dès 2021

Les autoroutes espagnoles totalement gratuites dès 2021

Une décision politique

Le nouveau gouvernement espagnol a annoncé sa décision de rendre totalement gratuites les autoroutes de son réseau des 2021

L’annonce a été faite dans le mois qui a suivi l’entrée en fonction du président Pedro Sanchez. Elle correspond à la volonté du Parti socialiste espagnol de défendre la gestion publique.

Le ministre des transports Espagnol a déclaré « Nous avons décidé de lever le péage, nous agirons en cohérence avec nos engagements et les propositions faites au Sénat afin que ces autoroutes soient incorporées au réseau public ».

La gratuité des autoroutes mais comment ?

Les péages disparaîtront progressivement, au fur et à mesure que les concessions arriveront à échéance.

En 2018, ce sont les 84 kilomètres de l’autoroute AP-1 (Burgos – Armiñon) qui deviendront gratuits.

En 2019, la série continuera avec 468 kilomètres : AP-4 (Séville–Cadix) et AP-7 (Tarragone–Alicante).

En 2021, cela pourrait également être le cas de 479 kilomètres avec deux nouveaux tronçons de l’AP-7 : Tarragone– La Junquera (frontière française) et Montmeló – El Papiol.

Ce changement devrait ainsi concerner les nombreux automobilistes venus d’Occitanie et qui transite en Espagne.

Il faut savoir que seulement 18 % des autoroutes étaient payantes (3 307 km), contre 70 % en France.

Les touristes français amateurs d’Espagne vont voir leur facture s’alléger pour leur vacances des 2021

le tronçon très fréquenté entre Barcelone et la frontière française et le trajet Saragosse-Méditerranée – toutes deux aux mains d’Abertis

En Espagne aujourd’hui, seules 18 % des autoroutes sont payantes (26e rang européen), contre 70 % en France où la tendance est à la privatisation). En Europe, certains pays comme l’Allemagne, le Portugal et le Royaume-Uni font payer 100 % du réseau autoroutier.

Des concessionnaires  en colère

Le président de SEOPAN, le syndicat des concessionnaires d’autoroutes, critique sévèrement la décision gouvernementale. Il estime le manque à gagner autour de 450 millions d’euros et réclame des contreparties. La gratuité aura donc un coût.


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